Repères sur la bienveillance

Cette page rassemble quelques repères fondamentaux sur la Bienveillance telle qu’elle est travaillée au sein de Bienveillance en archipels. 

Le premier d’entre eux — et celui qui traverse tous les contes — est son fondement biologique : la Bienveillance comme dynamique inscrite dans le vivant, comme mouvement de régulation, de coopération et de préservation des milieux. 

Les autres repères viennent simplement éclairer cette base, sans la compléter ni la corriger. 

Ils sont issus du travail du modélisation rapporté sur le site internet dédié à la bienveillance autourdelabienveillance.fr (site conçu par l’initiateur de Bienveillance en archipels et de Nos contes vivants de la Bienveillance en Archipels).

Une définition de la bienveillance

Le fondement premier biologique de la Bienveillance

La Bienveillance n’est pas une vertu morale, ni une question d’éthique, ni une qualité individuelle.

Elle est d’abord un mécanisme biologique : un ensemble de dynamiques du vivant qui favorisent la coopération, la régulation, l’ajustement et la préservation des milieux.

Elle émerge lorsque les organismes — humains ou non — trouvent des conditions favorables de sécurité pour co‑exister, se répondre, se protéger et se transformer ensemble.

Dans les contes, ce fondement devient un invariant dramaturgique :

les personnages, les milieux et les relations incarnent toujours, d’une manière ou d’une autre, cette dynamique biologique de coopération et d’ajustement, dépendant de l’état de notre Système Nerveux Autonome (SNA).


👉 Plus d’explications sur le fondement biologique

 

Les contes constituent un bien commun narratif, un langage partagé pour prendre soin du vivant — en soi, entre nous, et autour de nous.

La bienveillance est d’abord une qualité d’être — enracinée dans la physiologie, orientée par l’éthique — avant d’être un faire.

Les fondements de la bienveillance peuvent être symbolisés par la structure d’un hêtre (plus généralement, celle d’un arbre)

  1. Les racines du hêtre symbolisent la biologie : C’est un trio indissociable gênes-environnement-épigénétique qui caractérise la biologie. Les racines conditionnent les autres fondements par notre aptitude à percevoir la sécurité ou la menace, représentée par une porte neurophysiologique : le Système Nerveux Autonome (SNA) ouvre l’accès à la bienveillance si  et seulement si il active l’état de connexion (perception inconsciente de sécurité physique et intérieure).

  2. Le tronc représente notre éthique : ce que nous voulons réellement nourrir et faire circuler dans nos relations.

  3. Les branches figurent nos postures,

  4. les feuilles nos capacités,

  5. et les fruits nos dynamiques relationnelles et sociétales.

👉 Plus d’explications sur le hêtre de la bienveillance et ses forêts

Les 3 enjeux fondamentaux et indissociables de la bienveillance sont :

  • Faire du bien : soutenir, nourrir, renforcer ce qui permet la croissance et la sécurité.

  • Ne pas faire de mal : éviter les gestes, paroles ou décisions qui blessent, fragilisent ou détruisent.

  • Faire face au mal : signaler, dénoncer, réguler ou interrompre ce qui nuit, même lorsque c’est difficile.

Ces trois enjeux forment un équilibre dynamique, jamais acquis.

C’est le troisième enjeu qui permet de sortir clairement la bienveillance d’une vision bisounours avec laquelle beaucoup la confonde.


👉 Plus d’explications sur ces 3 enjeux

La Bienveillance se situe sur une échelle, un continuum, qui comprend 3 segments :

  • la malveillance,

  • l’absence de bienveillance,

  • la bienveillance.

L’absence de bienveillance n’est certainement pas neutre.

Elle peut avoir plusieurs effets ou interprétations :

  • Elle crée des zones de fragilité, de confusion ou de retrait, qui peuvent basculer vers la malveillance si elles ne sont pas régulées.

  • Elle peut être perçue comme de l’indifférence, ce qui, dans de nombreuses situations, revient à nier les actions d’autrui, voire à nier autrui lui‑même.

  • L’absence d’acte face à une malveillance ou une négligence constatée peut être assimilée à de la malveillance lorsque l’intégrité d’une personne est en jeu. Cela fait écho à l’exigence éthique — et parfois légale — d’assistance à personne en danger.


👉 Plus d’explications sur cette échelle

La Bienveillance envers autrui et envers les écosystèmes d’appartenance est conditionnée par la Bienveillance envers soi-même. Autrement, on peut y perdre sa santé avec un effet perdant-perdant envers les bénéficiaires de notre bienveillance.

Au contraire, une bienveillance équilibrée entre soi, autrui et les écosystèmes d’appartenance relève du gagnant-gagnant.

Ce d’autant plus quand cette conception est partagée car elle induit un effet de réciprocité qui renforce la bienveillance à soi-même par la bienveillance d’autrui envers notre personne. C’est ce que permet le rayonnement de la bienveillance autour de soi et autour de nos collectifs.

Sans régulation interne, sans soin de ses propres limites, rythmes et besoins, la Bienveillance relationnelle devient instable, coûteuse ou impossible ou destructrice.

Prendre soin de soi n’est pas un repli : c’est une condition de la relation.


👉 Plus d’explications avec la bienveillance en 4 dimensions

 

CC BY‑SA 4.0 — Nos contes vivants de la bienveillance en archipels, un commun contributif